[antifa vegan edge] Pour un antifascisme progressiste, pas de compromis avec ce qui nous tue

Publié le par Action Antifasciste Artois: Bassin minier en force

L'action antifasciste artois combat le fascisme en s'attaquant au capitalisme, au racisme et au sexisme. Que ce soit dans les textes théoriques, ou dans les activités pratiques, notre groupe ne dévie pas de cette ligne. Pourtant, personne n'est antifa à 100%, et il arrive que nous agissions nous-même, ou que nous voyions des camarades antifa agir de façon incorrecte.

 

Comment réagir?

 

Nous cherchons toujours à comprendre au mieux pourquoi les actions sont incohérentes. Mais nous ne fermons jamais les yeux, notamment en ce qui concerne les drogues et le respect de la vie.

 

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Nous l'affirmons régulièrement depuis plusieurs années maintenant, le but des groupes autonomes de l'action antifasciste est de mener l'offensive de la culture métisse et populaire. C'est pour cela que l'action antifasciste artois défend la culture du bassin minier du Nord-pas de calais, la culture du prolétariat des mines, contre les tentatives de détournement des groupes fascistes. Nous participons énergiquement à la lutte idéologique contre les maisons de l'identité (vlaams huis, maison de l'artois, etc...) 

Notre priorité est de faire la guerre au fascisme, et nos armes sont celles de la solidarité de classe, ce sont les valeurs progressistes qui mènent à la communauté pacifique des êtres humains!

 

 

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Ce ne sont pas des paroles en l'air, des mots écrits pour la pose, pour se la pêter...Notre volonté est de plonger les fascistes dans la révolution, de les dissoudre dans le mouvement des masses luttant pour leur propre libération. Nous inscrivons donc notre travail d'antifa dans une tradition politique. Cette tradition est celle des ouvrierEs résistantEs de 1941, celle des FTP, celle des combattants de la MOI. On peut nous trouver dogmatiques, nous assumerons nos choix, nous sommes pour les mots en "isme"

 

 

Certains nous ont fait le reproche comme quoi nous serions obtuEs, ferméEs, et trop critiques envers d'autres personnes qui s'opposent au fascisme. Ces personnes sous-entendent qu'il faut s'abstenir de critiquer les autres dès qu'on est d'accord sur le principal. Ce point de vue n'est pas le notre. C'est le dialogue qui permet d'avancer, pas le silence hypocrite. On nous a par exemple reproché de ne pas faire de compromis avec la consommation de drogue. Nous n'avons pas une attitude consistant à rejeter les personnes qui fument des joints ou qui boivent de l'alcool. Mais nous écrivons dans nos textes politiques, et nous prenons des positions critiques face à ces camarades dès que l'occasion se présente.

Par exemple, quand dans une réunion, un camarade fume un joint, nous lui faisons remarquer qu'il est en train de nuire à sa santé, d'altérer sa conscience, et que son attitude pourrait nuire à l'ensemble du groupe en cas d'urgence. Pourtant, nous ne rejetons pas ces camarades.

 

Pourquoi cela?

 

Parce que la consommation de drogues telles que le cannabis ou l'alcool est la conséquence du mode de vie dans le capitalisme dont nous sommes touTEs les victimes. Pour se protéger contre la volonté de libération qui anime les masses victimes du capitalisme, du racisme et du sexisme, la bourgeoisie crée un climat de tolérance vis-à-vis des produits toxiques. Tout en prétendant les combattre, la bourgeoisie fait règner une ambiance favorable aux drogues. Les drogues sont vantées pour être les compagnes des "créatifs", des poètes, des artistes. L'alcool est présenté comme un accessoire de fête. Selon la culture beauf et franchouillarde, il faut savoir être ivre pour être un bon vivant. Nous savons que de nombreuses personnes meurent de la consommation de drogues, en particulier de l'alcool.

 

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Le groupe de l'action antifasciste artois considère que son rôle est de combattre le capitalisme et de défendre les frères et soeurs de classe contre ses assaults. Nous ne sommes pas touTEs égaLEux face au piège des drogues. CertainEs d'entre nous ne peuvent pas avoir un usage raisonnable (mais cela existe-t-il?) des drogues. CertainEs d'entre nous sont tellement abîméEs par les conditions de vie dans le capitalisme qu'illes sombrent dans la drogues, perdent pied, et se noient. Faut-il les abandonner sous prétexte qu'illes sont devenuEs des toxicos, faut-il les abandonner à leur sort comme s'illes étaient des "sous-individuEs" avec lesquelLEs on ne peut plus rien faire?

 

Nous, nous n'abandonnons pas! Voilà pourquoi nous combattons la consommation des drogues par nos camarades, avant qu'il soit trop tard! Voilà pourquoi nous développons une culture positive, un état d'esprit et un comportement libre de toute drogue!

 

 

 

antifa-vegan-until-every-cage-is-empty.jpgNotre groupe est vegan. C'est-à-dire que nous avons adopté un mode de vie qui exclut toute souffrance animale. Pour nous, les animaux ont une vie pour eux-même, et nous pouvons facilement nous organiser pour ne pas vivre à leur dépens. Ils n'ont pas à servir de matière première dans le mode de production capitaliste. Nous n'avons pas une attitude consistant à rejeter les personnes qui portent du cuir, qui mangent de la viande, ou qui utilisent des produits testé sur des animaux qui souffrent dans les labo. Pourtant notre position est claire, nous avons fait notre la phrase de Adorno :  « Auschwitz commence quand quelqu’un regarde un abattoir et pense : ce ne sont que des animaux. »

 

D'une part, les animaux sont des innocents qui ne méritent pas qu'on les détruisent de manière industrielle.

D'autre part, le fascisme a des ressorts psychologiques profonds qui sont mêlés au patriarcat, qui est l'appropriation du vivant par l'homme. Nous considérons que les personnes non vegan sont complices du patriarcat, et que leur attitude envers les animaux est la même que celle qu'ont eu les nazi envers les personnes juives, tziganes, handicapées ou homosexuelles qui ont été assassinées durant les années 1930-1940 en Europe.

Sans rejeter les personnes non vegan, nous prônons ce mode de vie auprès de nos frères et soeurs de classe, et nous savons être désagréables en faisant remarquer à un camarade que ses jolies baskets sont faites avec la peau d'un veau (d'une vache, d'un cochon, d'un daim...) qui a été mis au monde dans une ferme-usine lugubre, puis assassiné avec une grande cruauté pour satisfaire son look trop stylé!

 

 

 

2Récemment, un membre d'un groupe qui agit contre le fascisme a reproché à un membre de l'action antifasciste artois d'être maladroit dans sa façon d'aborder les autres, au point de refuser de travailler avec l'action antifasciste artois. Cette personne nous a dit en substance que les extrêmes n'amènent que de mauvaises choses.

 

En réalité, cette orga nous reproche d'être directs et d'appliquer ce qui nous paraît être la franchise et la transparence normale que l'on doit à des camarades de lutte. C'est-à-dire, comme nous l'avons expliqué ci-dessus, que nous faisons des critiques directes aux personnes qui se disent antifa et qui vantent la drogue, qui font des réflexions sexistes, ou encouragent la souffrance des animaux.

De notre point de vue, nous sommes honnêtes et cohérents.

 

 

 

 

 

L'antifascisme n'est pas une scène, l'antifascisme n'est pas une mode. L'antifascisme est une lutte. Il s'agit d'une lutte historique, à mort, qui oppose des personnes progressistes à des barbares qui agissent pour instaurer un régime réactionnaire, ouvertement terroriste, sanglant, visant à instaurer une dictature bourgeoise d'un genre particulier, sans commune mesure avec la démocratie bourgeoise que nous connaissons. Il ne s'agit pas d'un glissement des institutions démocratiques à l'extrême droite, il s'agit d'une sorte de révolution terroriste. C'est ce contre quoi nous luttons.


L'antifascisme est partie intégrante à la lutte des classes, mais la bourgeoisie à la main, elle a l'énergie du désespoir, et nous sommes menacéEs. L'antifascisme ne doit pas être une simple opération de séduction, démagogique, par laquelle des personnes se montrent "tolérantes" et "sympathiques" pour attirer autour d'elles un maximum d'individus.

 

Pourquoi?

 

Parce que sinon, l'antifascisme ne remplira pas sa fonction, nous ne serons pas efficaces, et nous perdrons. Nous voyons plusieurs raisons à cela.

 

 

 

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1/ Les fascistes profitent de chacune des failles des personnes pour les attirer.

Nous avons déjà cité cet exemple : le slogan du site culturel fasciste ZENTROPA est "Amour, Absinthe, Révolution". Est-ce un hasard? Nous ne le croyons pas. Pour les fascistes, on peut être révolutionnaire et alcoolique. Les fascistes ne s'embarrassent pas avec la vérité. Les propositions fascistes sont multiples et souvent contraires: il en existe pour les personnes noires, pour les personnes musulmanes, pour les personnes laïques de gauche, pour les syndicalistes, pour les altermondialistes, pour les personnes catholiques, pour les nationalistes, pour les régionalistes, pour les antisémites, pour les personnes juives, pour les commerçants, les artisans, les agriculteurs... Ces propositions sont infinies, le fascisme est d'abord un mouvement qui va dans de nombreuses directions, c'est ce qui lui donne cet aspect nouveau, créatif. Ce n'est que quand il a attiré à lui suffisamment de monde, quand il est assez fort pour monter à la conquête du pouvoir, à la geurre, qu'il opère sa synthèse. Il devient alors monolythique, univoque, total.

 

 

 

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2/ Dans leur lutte pour la liberté et l'égalité, les masses veulent la vérité. C'est pourquoi elles finissent par rejetter les élites bourgeoises qui avaient fait la promesse électorale d'amener la justice par la réforme de l'état bourgeois. C'est logique! Le mode de production capitaliste ne peut pas tenir ses promesses, et les institutions de la démocratie bourgeoise ne peuvent pas permettre la liberté et l'égalité qu'elles promettent. Les masses cherchent donc l'alternative à la démocratie bourgeoise.

 

C'est ce que nous voyons particulièrement dans le Pas de Calais, avec des élus PS surpuissants, aux affaires depuis 40 ans, qui n'ont fait que tromper leur électorat. Jusque la carricature de Dallongeville, qui a ajouté la corruption à l'échec politique. Certaines personnes rejoignent ceux qui paraissent représenter la nouveauté et disent n'avoir jamais menti : les fascistes. Encore une fois, c'est le cas de Steeve Briois et de Marine Le Pen à Hénin Beaumont.

 

 

 

3/ La lutte contre le fascisme est politique. Mais il s'agit aussi de la lutte pour imposer un autre mode de vie, qui sera l'opposé du fascisme, qui sera libre. L'antifascisme est donc une lutte culturelle. Parce que si nous ne changeons pas de culture, nous ne plongerons pas les fascistes dans le bain d'acide qui pourra les faire disparaître. Si on ne change rien...rien ne change!

 

L'histoire est en marche, et la roue du temps ne peut pas être immobilisée. Soit la société humaine évolue vers le modèle progressiste qui est attendu par les masses, soit nous sombrons dans le fascisme.

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Face au choix qui nous est offert "progrès ou barbarie", l'action antifasciste artois choisit le progrès. En tant qu'antifascistes actifs dans le bassin minier, nous voulons bien sur informer les gens sur le danger collectif que sont les fascistes. Mais encore plus, nous voulons que les gens s'arment intellectuellement et moralement pour être à même de lutter contre le fascisme, pour  résister aux sirènes du fascisme, qui sont faites pour les séduire. Les Ch'tis pourront alors passer à l'offensive!

Nous avons confiance dans la culture métisse des masses du bassin minier, et nous cherchons à l'enrichir de la plus récente des cultures de résistance, positive : la culture vegan edge!

 

C'est parce que l'époque est dure que nous le sommes, c'est parce que l'enjeu est de taille que nous sommes intransigeants.

 

Pour la victoire contre le fascisme,

Pour la libération totale,

menez l'offensive de la culture métisse et populaire,

arméEs des valeurs positives vegan edge!

Formez des groupes autonomes de l'action antifasciste! 

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