Tout ce que la société humaine avait créé, Marx l'a repensé dans un esprit critique, sans rien laisser dans l'ombre. Tout ce que la pensée humaine a créé, il l'a repensé, il l'a vérifié sur le mouvement ouvrier ; et il a formulé ensuite des conclusions que les hommes, enfermés dans les limites étroites du cadre bourgeois ou enchaînés par les préjugés bourgeois, ne pouvaient tirer.
Il faut y songer quand, par exemple, nous parlons de la culture prolétarienne. Nous
ne saurions résoudre ce problème si nous ne comprenons pas bien que c'est seulement la parfaite connaissance de la culture créée au cours du développement de l'humanité et sa transformation qui
permettront de créer une culture prolétarienne. La culture prolétarienne ne surgit pas on ne sait d'où, elle n'est pas l'invention d'hommes qui se disent spécialistes en la matière. Pure
sottise que tout cela. La culture prolétarienne doit être le développement logique de la somme de connaissances que l'humanité a accumulées, sous le joug de la société capitaliste, de la société
des propriétaires fonciers et des bureaucrates. Tous ces chemins et tous ces sentiers ont mené et continuent de mener à la culture prolétarienne, de même que l'économie politique, repensée
par Marx, nous a montré à quoi doit aboutir la société humaine, nous a indiqué le passage à la lutte des classes, au départ de la révolution prolétarienne.
V.LENINE
Nous avons écrit que le Louvre-Lens, en présentant l'art comme de multiples combinaisons de productions élitistes, tend à démontrer que la culture bourgeoise est universelle et immuable, dissimulant son caractère de classe. En ce sens, nous avons pu dire qu'il constitue une offensive de la bourgeoisie contre la culture authentique, celle des masses. Mais la culture bourgeoise cherche aussi à dissimuler la politique impérialiste, le Louvre-Lens est à ce titre un outil puissant.
Le Louvre-Lens ne présentera pas d'expositions permanentes, l'intégralité des objets proviendront des collections du musée du Louvre de Paris. Il est important de noter que de très nombreux objets proviennent des pillages que la France a perpétré dans les pays qu'elle a envahi, notamment sous la période napoléonienne, puis durant la période coloniale. Ces objets sont issus de la guerre qu'a pu mener l'empire français, au sens propre.
Mais le caractère impérialiste du musée du Louvre tient également dans sa forme. Ainsi, la première œuvre qui sera exposée est une frise représentant les archers du Palais de Darius Ier, Empereur byzantin, une œuvre profane à caractère militaire, pour laquelle le site internet du Louvre-Lens s'interroge : « Est-ce la garde du roi Darius appelée par Hérodote, « les Immortels », ou une image idéale du peuple perse en armes ? ». Le vernis craque...
Dans le même ordre d'idée, ce n'est pas un hasard si la première des expositions temporaires sera consacrée à la Renaissance, puisque cette époque marque le début de l'offensive de la bourgeoisie contre les pouvoirs féodaux, en même temps que celle des premières grandes guerres européennes.
Justifier l'impérialisme en tant que constante de l'histoire de l'humanité, voilà bien l'idée. D'ailleurs, la « galerie du temps » présentera de manière chronologique « les œuvres (qui) racontent et témoignent en même temps de l'histoire des empires du Moyen Orient, de l'Egypte, puis de la Grèce et de Rome, enfin de l'Islam et de l'Europe. ». Voilà qui est clair : l'histoire de l'art, c'est l'histoire des empires, et les empires européens constitueraient l'aboutissement de cette histoire. Cette fois, la vérité apparaît : le Louvre-Lens est le prolongement culturel de l'impérialisme français.
Le Louvre est aussi acteur de l'impérialisme français. En effet, en même temps que se développe le projet du Louvre-Lens, un musée verra également le jour en Arabie Saoudite, a Abou-dabi. Pour un milliard d'euros versés sur 30 ans, la toute nouvelle Agence France Museums, société commericale, apportera son savoir-faire dans le domaine de la création et la valorisation des musées. Dans un premier temps, les oeuvres présentées seront prêtées par les musées français, avant qu'une collection nationale se constitue.
Non seulement la bourgeoisie impose sa culture de classe dans le bassin minier et justifie auprès de nous la légitimité de l'impérialisme, mais en plus, la bourgeoisie exporte avec panache la culture française dans un état féodal.
La culture bourgeoise est impérialiste, elle est un ennemi du prolétariat.
La maison du projet du Louvre-Lens a été inaugurée en grandes pompes par les responsables politiques locaux, en présence du ministre de la culture, en décembre 2009. En 2012, le Louvre ouvrira sa succursale à Lens. Il s'agit pour la bourgeoisie d'implanter un fleuron de sa culture sur la friche de la cité 9. Ce projet fait partie du plan de relance de l'économie mis en place suite « à la crise financière ». La république bourgeoise prend appui sur les collectivités locales du bassin minier pour venir au secours du capitalisme en crise. Une preuve de plus que les socio-démocrates dits « socialistes » luttent contre la culture authentique, celle des masses, et agissent pour la bourgeoisie.
La manière dont est présentée la culture, réduite à l'art, au cours des animations qui ont lieu actuellement au sein de la maison du projet du Louvre-Lens, met l'accent sur la notion de « Chef d'œuvre ». Ainsi, il n'y aurait d'art que dans la production artistique de quelques génies. L'art ne serait que la production d'une élite, et serait donc parfaitement inaccessible au commun des mortels. Cette conception est purement bourgeoise.
Le musée ne comportera pas d'exposition permanente, mais verra se succéder des expositions temporaires. Deux espaces sont en cours de construction. Le premier, qualifié de « galerie du temps », donnera à voir des œuvres datant du 4ème siècle avant jc au 19ème, présentées dans un ordre strictement chronologique. Bien entendu, il s'agit que le visiteur comprenne bien que l'art répond à des critères bien précis, et est immuable. En fait, par ce biais, la bourgeoisie cherche à imposer une fausse image d'elle-même : exclusive, rare et immuable. Le second espace, dit « pavillon de verre », sera un lieu d'approfondissement du savoir académique. Les visites seront consacrées à l'apprentissage de ce que les visiteurs doivent connaître pour comprendre ce qu'est l'art, ce qu'est une œuvre.
Ces deux lieux d'exposition, l'un chronologique, l'autre académique, rempliront le même rôle : dissimuler aux visiteurs que la culture présentée est la culture de la bourgeoisie, ou la culture choisie par la bourgeoisie pour répondre à ses intérêts. Ce mode d'exposition présentera de multiples combinaisons d'objets d'art qui ont un point commun : ils sont interchangeables pour faire croire à leur universalité, et ainsi cacher leur caractère bourgeois.
Le carnaval, comme celui qui aura lieu sur la côte une bonne partie du mois de février est une fête immense, qui rassemble durant près d'un mois des
gens de toute la région, et d'au delà. Mais cette fête, si elle est « populaire » en ce qu'elle est fréquentée par toutes les classes sociales, répond depuis toujours aux intérêts des
possédants, au détriment des exploitéEs.
Dans le même sens, le carnaval de Dunkerque est une fête organisée par les bourgeois, propriétaires de pêcherie, en accord avec le clergé. Il s'agissait alors de permettre une période orgiaque, un grand « chambard », durant laquelle les règles de moralité ne s'appliquaient plus. Les travailleureuses acceptaient mieux ainsi de voir partir les pêcheurs pendant les six mois nécessaires à la pêche à la morue, en Islande.
La presse régionale, ici, Nord-éclair, est un soutien de poids à la culture bourgeoise. Ainsi,
l'information brute qui est donnée ici est destinée en fait aux seuls chasseurs, et ne permet pas à l'ensemble des lecteurs et des lectrices de comprendre la nature. Dans ces conditions,
l'information est tronquée, détournée de la réalité.
Les chasseurs tuent massivement des animaux, des innocents, pour leur seul plaisir. Le patriarcat, enraciné dans la tradition, dans le terroir, agit comme une norme qui s'impose à touTEs, et conduit, notamment, au meurtre d'animaux.
CHASSE
La chasse à la bécasse suspendue dans le Nord-Pas-de-CalaisPublié le vendredi 08 janvier 2010 à 20h34 |
|
|
La fédération des chasseurs du Pas-de-Calais a fait savoir qu'"en raison des conditions climatiques défavorables", la préfecture du département venait de publier "un Arrêté de suspension de la chasse pour la bécasse des bois, la bécassine sourde et la bécassine des marais. Cette suspension est effective à compter du 5 janvier 2010 et se prolongera jusqu'au 14 janvier 2010 à 6 heures."
Une mesure identique a été prise dans le Nord, ainsi que dans la Somme. |

|
AFP
05/01/2010
Mise à jour : 12:30
|
|||
|
La France a fait le choix dans les années 1970 de se tourner vers le nucléaire, il est évident que ces choix n'étaient pas liés à des volontés de sauvegarde de
l'environnement. L'uranium génère les quatre cinquièmes de notre électricité. Dans le reste du monde, c'est le charbon qui fait tourner le plus grand nombre de centrales :
40 % de l'électricité vient de la houille ; en Inde, c'est 70 % et même 84 % en Chine. Le pays construit plus d'une centrale à charbon par semaine. En quinze ans,
700 millions de Chinois ont été raccordés au réseau électrique. La Chine est ainsi devenue importatrice de charbon, tirant à la hausse la demande mondiale. Le charbon est aussi utilisé
pour fabriquer de l'acier, du ciment, dans l'industrie chimique et pour chauffer les logements. Les objets "made in China" qui nous entourent sont produits en consommant du
charbon.
L'extraction du charbon en Inde, en Chine, ou dans de nombreux pays d'afrique et l'Amérique Latine continue de tuer les mineurs et leurs familles, au bénéfice des capitalistes locaux et des Impérialistes du reste du monde. De plus il génère, en brûlant, des polluants nocifs pour la santé : soufre, oxydes d'azote, métaux lourds... Les techniques de dépollution des fumées ont progressé, mais le coût est élevé. Il émet aussi beaucoup de gaz carbonique (CO2) : une fois et demi plus que le pétrole (pour la même énergie produite) et deux fois plus que le gaz naturel. Le charbon représente 40 % des émissions mondiales de CO2, gaz accusé de provoquer le réchauffement du climat.
Le « grand débat sur l'identité nationale » a été lancé il y a plusieurs semaines. L'État
bourgeois crée des conditions idéales pour que s'expriment les idées fascistes. On constate d'ailleurs que les « identitaires flamands » comme le FN renforcent actuellement leur
discours sur les vertus du « terroir », opposé au « capitalisme cosmopolite ». La vidéo de lancement de la campagne de Marine Le Pen pour les régionales 2010 est criante sur
ce point.
Le ministre Besson, lui, se contente d'appeler à « la fierté d'être français ».
Les habitantEs du Bassin minier savent bien que la nationalité n'est pas un choix. Nos familles ne sont pas enracinées en France, ce terme n'a d'ailleurs aucun sens. Nous sommes issus d'individus ayant subi la violence des guerres nationalistes, impérialistes, menés notamment par l'Etat français. Nos familles ont fui la famine et l'exploitation dans des pays féodaux, colonisés, notamment par l'Etat français. Nos familles arrivant d'Europe de l'Est, d'Afrique, du Bassin méditerranéen, sont des forces de production au service du capitalisme Français, exploitées, dominées par la bourgeoisie.
Voilà notre seule identité : prolétaires.
Ce débat n'a pas d'autre utilité que de servir la bourgeoisie. Il s'agit de resserrer les rangs du peuple autour de la bourgeoisie, en prévision de ce qui est inéluctable : la révolution sociale. Le capitalisme est en crise générale, la bourgeoisie cherche à refonder la nation, contre le prolétariat.
La tentation de la social-démocratie, dans ce débat, est de pointer du doigt le danger de l' »apartheid ». Selon ces analyses bancales, le gouvernement tenterait de stigmatiser les « non-blancs » et le rôle des progressistes seraient d'entrer dans le débat pour définir l'identité nationale en « intégrant » les immigréEs. Ce raisonnement à la « touche pas à mon pote » est inadapté, inefficace, et de nature à tromper les révolutionnaires.
- Accepter d'entrer dans le débat sur « ce qu'est qu'être français ? » c'est considérer que l'antagonisme des classes n'a pas de fondements, et qu'en fin de compte nous avons ce point commun indépassable avec les exploiteurs : nous serions français.
- Dans le bassin minier, nous sommes touTEs issuEs de l'immigration, et nous avons pu voir qu'une petite partie d'entre nous a eu accès à la classe moyenne, voire à la petite-bourgeoisie, tandis que le prolétariat subit des discriminations toujours plus cruelles.
La stratégie de l'Etat bourgeois est d'intégrer les minorités, de se servir des classes moyennes issues de ces minorités pour encadrer le prolétariat.
Le site ami Hapoel a ainsi écrit : « ce qu'il faut voir, c'est que la petite-bourgeoisie commerçante d'origine juive tente d'encadrer et de diriger les masses juives les plus pauvres, prolétaires et « lumpen-prolétaires ».
Pour cela, elle doit produire une idéologie qui neutraliserait les divergences d'intérêts – donc la lutte des classes – au sein de la communauté juive. »
Cette analyse peut-être étendue à toutes les minorités nationales.
Face au gouvernement qui cherche à sauver la démocratie bourgeoise, impérialiste et
mortifère,
Face aux dirigeants des partis et des syndicats « de gauche » qui veulent nous
détourner,
Contre les fascistes, qui constituent la réaction sur toute la ligne, et qui ne peuvent que nous
conduire à la guerre et au génocide,
L'action antifasciste réaffirme le bienfondé de construire un front antifasciste, pour l'offensive métisse et populaire.

"La formule "les faux amis" n'est pas employée par les seuls réactionnaires, et que ces faux amis éxistent, nous le voyons bien avec les libéraux et les socialistes-révolutionnaiires. Ce sont précisément ces faux-amis qui assurent la jeunesse qu'elle n'a pas à s'efforcer de se faire une opinion sur les différents courants. Quand à nous, nous fixons pour but principal d'élaborer une conception du monde révolutionnaire cohérente, et notre effort pratique dans l'avenir vise à ce que la jeunesse, en s'organisant, se tourne vers nos comités."
V.LENINE